• 26 janvier 2012 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Le 24 janvier 1814 - Le combat de Bar-sur-Aube dans EPHEMERIDE MILITAIRE LEmpereur-acclamé-par-ses-troupes-150x150

     

    Le combat de Bar-sur-Aube

    D’après « La France militaire : histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1837 » – Abel Hugo – 1838

     

    L’Armée de l’Est, commandée par le comte de Bubna, marchait sur Genève et Lyon, tandis que la grande armée austro-russe se dirigeait vers la Champagne, par Langres, afin de faire sa jonction sur l’Aube avec l’armée de Silésie, qui, sous les ordres du général Blucher, avait passé le Rhin, le 1er janvier, de Manheim à Coblentz.

    Le 24 janvier, le prince de Schwartzenberg, venant de Langres, arriva devant Bar-sur-Aube. Le maréchal Mortier, duc de Trévise, y était en position, couvert par l’Aube, avec 8 000 hommes d’infanterie et 2 000 chevaux de la garde impériale. 2 000 fantassins et 400 cavaliers, sous les ordres du général Letort, couvraient, à Colombey, la route de Chaumont. La division Michel occupait Fontaines. La division Friant était en bataille sur les hauteurs à droite et à gauche de Bar.

    L’artillerie française, plongeant, par sa position élevée, dans les colonnes autrichiennes, leur fit éprouver une grande perte, et y causa du désordre. Le général Michel, les voyant ébranlés, fit passer l’Aube à sa première brigade, qui les chargea, et les forçait à reculer, lorsque, des renforts leur étant arrivés, les Français furent contraints de repasser la rivière.

    Deux fois l’ennemi pénétra dans Fontaines, deux fois il en fut chassé par les fusiliers et les vélites de la garde.

    Pendant que les principaux efforts des Autrichiens se dirigeaient sur Fontaines, le prince royal de Wurtemberg cherchait à attirer l’attention du duc de Trévise, par une fausse attaque sur Colombey. Le général Letort se retira en bon ordre sur le plateau de Rouvres, où se trouvaient la division Friant et l’artillerie, dont le feu força le prince à la retraite.

    La perte des Français ne s’éleva pas à 500 hommes, l’ennemi en avoua 1 500 hors de combat. Le duc de Trévise, craignant qu’après avoir réuni toutes leurs troupes, les alliés ne le forçassent le lendemain, profita de la nuit pour se retirer sur Vaodœuvre, et de là sur Troyes, où il fut plus tard, joint par le reste de l’armée.

     

     

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