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  • 16 janvier 2012 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Le 13 janvier 1809 - La bataille d’Uclès dans EPHEMERIDE MILITAIRE Le-maréchal-Victor-150x150

    La bataille d’Uclès

    D’après « France militaire : histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1833 » – 1837

     

    La conquête de la Galice avait achevé la conquête de l’Espagne septentrionale et la dispersion des trois armées espagnoles régulières. Les corps d’Estramadure et de Castille, chassés par les troupes françaises, avaient fait leur retraite vers le midi de la Péninsule, et s’étaient réunis derrière le Tage, après avoir traversé, par petits détachements, plus de cent cinquante lieues de pays. Mais là encore, ces débris furent battus et poursuivis jusque sur les bords de la Guadiana, par le corps du maréchal Lefebvre.

    Dans le même temps, le général Venegas et le duc de l’Infantado, après avoir rassemblé les débris de l’armée d’Andalousie, auxquels s’étaient jointes de nouvelles levées faites en Castille, s’étaient dirigés vers les frontières de la province de Cuenca, et témoignaient, par leurs manœuvres, l’intention de s’avancer sur Madrid.

    Le maréchal Victor partit, le 10 janvier, de Tolède, où il se trouvait avec son corps d’armée, et se porta au-devant de ces nouvelles forces. Il était parvenu jusqu’à Ocana sans avoir de nouvelles de l’armée espagnole, au milieu de laquelle il se trouva tout à coup, le 13 au matin, et dans la situation la plus favorable pour la battre.

    Une colonne ennemie occupait la crête d’une colline escarpée auprès de la petite ville d’Uclès. La division Villatte marcha droit à l’ennemi, pendant que le duc de Bellune le tournait par Alcazar, avec la division Ruffin. Les Français s’élancèrent sur les rochers, les gravirent, se précipitèrent, la baïonnette en avant, sur les Espagnols, et les mirent en pleine déroute.

    Une partie de l’armée espagnole, composée de 12 à 13 000 hommes, chercha à faire sa retraite par Alcazar. Mais le 9e léger, les 24e et 96e de ligne, qui faisaient partie du corps du maréchal Victor, présentèrent aux fuyards un mur de baïonnettes, et 6 000 Espagnols furent forcés de mettre bas les armes sur ce point. Ainsi coupée, l’armée ennemie changea de direction, et se jeta dans une gorge où elle espérait trouver un passage. Mais le général Sénarmont et son artillerie étaient engagés dans cette gorge. Sénarmont plaça ses pièces en bataillon carré, et tira à mitraille, ce qui força la colonne ennemie à changer de direction une seconde fois, et à revenir sur le premier point où elle fut aussi forcée de poser les armes.

    L’armée espagnole perdit dans cette journée 12 000 hommes, dont 10 000 prisonniers, 40 pièces de canon et 34 drapeaux. Un jeune chef d’escadron au 1er de dragons, nommé Sopransi, prit 6 drapeaux qu’il rapporta au duc de Bellune.

    Le général Venegas, qui commandait la colonne ennemie, resta sur le champ de bataille.

     

     

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