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  • 4 janvier 2012 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Le 3 janvier 1871 - La bataille de Bapaume dans EPHEMERIDE MILITAIRE La-bataille-de-Bapaume-150x150

    La bataille de Bapaume

    D’après « Histoire des événements de 1870-1871 » – Desprez Adrien – 1873

     

    Dans cette bataille de Pont-Noyelles, livrée, le 23 décembre, l’armée française eut 141 tués et 905 blessés. Les Prussiens firent des pertes bien plus considérables sous le feu plongeant de nos tirailleurs.

    Cette armée, non encore complètement aguerrie, avait besoin de quelques jours pour se refaire et se ravitailler. Aussi le général Faidherbe la fit cantonner sur la rive droite de la Scarpe, entre Arras et Douai. Les Allemands, n’osant pas venir attaquer l’armée française dans ces fortes positions, se contentèrent de l’inquiéter par leurs coureurs.

    Pour mettre un terme à ces incursions incessantes, et pour s’opposer au bombardement de Péronne, dont on venait de recevoir la nouvelle, l’armée s’avança dans la région de Bapaume et de Bucquoy.

    Les combats heureux pour nos armes d’Achiet-le-Grand et de Béhagnies forcèrent les ennemis à abandonner ces positions et amenèrent la bataille de Bapaume, livrée le 3 janvier.

    Le 3 janvier, dit le général Faidherbe, dès le matin nous commençâmes l’attaque vers le centre. La 2e division du 22e corps, général du Bessol, attaqua le village de Biefvillers, pendant que la 1e division, général Derroja, se dirigeait vers Grevillers. De son côté, la 1e division du 23e corps, commandant Payen, entrait sans coup férir à Behagnies et Sapignies, se rabattait ensuite sur Favreuil fortement occupé et qu’elle canonnait vivement de deux côtés.

    Les divers villages furent défendus par l’ennemi avec une grande opiniâtreté. Le combat fut surtout acharné à Biefvillers, qui ne fut enlevé qu’après plusieurs retours offensifs, et après avoir été tourné vers la gauche par les troupes du général du Bessol, pendant que le général Derroja appuyait l’attaque sur la droite en enlevant vivement Grevillers.

    Nous trouvâmes le village de Biefvillers et la route qui conduit à Avesnes couverts de morts et de blessés prussiens. Les maisons d’Avesnes en étaient remplies et un assez grand nombre de prisonniers restèrent entre nos mains.

    L’artillerie, portée entre les deux villages, eut à soutenir une lutte terrible contre l’artillerie que l’ennemi avait accumulée près de Bapaume, sur la route d’Albert. Enfin les batteries des capitaines Collignon, Bocquillon et Giron, parvinrent, non sans dommages, éteindre le feu de l’ennemi et toute la ligne, s’avança sur Bapaume.

    Le petit village d’Avesnes avait été enlevé au pas de course par la 1e division. Une tête de colonne de la 2e division, emportée par son ardeur, se jeta en même temps sur le faubourg d’Arras, mais s’arrêta à l’entrée de la ville. Une vaste esplanade irrégulière, avec des fossés à moitié comblés, remplaçait les anciens remparts de la place, présentant des obstacles sérieux à la marche de l’assaillant, qui restait exposé aux feux des murs et des maisons, crénelés par l’ennemi.

    Il eût fallu, pour le déloger, détruire avec de l’artillerie les abris où il s’était établi, extrémité bien dure quand il s’agit d’une ville française et à laquelle le général en chef ne put se résigner, ne tenant pas essentiellement à la possession de Bapaume.

    Pendant ce temps, le général Lecointe apprit que le village de Tilloy, qui débordait notre droite, était occupé par l’ennemi, et qu’une colonne prussienne avec de l’artillerie s’avançait de ce côté sur la route d’Albert. Il fallait s’opposer à cette tentative de nous tourner par notre droite. La brigade du colonel Pittié fut immédiatement portée sur le village de Tilloy qu’elle enleva malgré la plus vive résistance et où elle se maintint. Sur la gauche, le général Paulze d’Ivoy n’eut pas moins de succès contre le village de Favreuil.

    La division Robin, restée en grande partie en arrière, fut remplacée par deux bataillons de la 2e brigade de la division Payen, auxquels se joignit seulement un bataillon de voltigeurs de mobilisés pour l’attaque de gauche, tandis que la brigade du colonel de la Grange attaquait de front. Ces troupes forcèrent ensemble les barricades de l’ennemi et s’emparèrent de toutes ses positions. Cette attaque fut favorisée par une batterie de la 2e division du 22e corps, établie sur la route d’Arras à Bapaume, et l’ennemi se mit en pleine retraite de ce côté.

    Cette journée, plus meurtrière que celle de Pont-Noyelles, nous avait coûté 183 tués, 1136 blessés et 800 disparus. La victoire était si bien restée à nos armes, que pendant la nuit, les Allemands évacuèrent Bapaume, persuadés que nous allions les y attaquer. Ils n’y revinrent que quatre jours après, lorsqu’ils furent certains que nos troupes étaient rentrées dans leurs cantonnements.

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