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  • 28 décembre 2011 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Le 27 décembre 1503 - La bataille du Garigliano dans EPHEMERIDE MILITAIRE Le-roi-Louis-XII-150x150

    Le roi Louis XII

     

    La bataille du Garigliano

     

    La bataille du Garigliano évoque maintenant la bataille de juin 1944, qui a permis aux troupes françaises de déborder puis d’enfoncer la ligne Gustave sur le fleuve Garigliano, et aux Alliés de reprendre leur progression vers Rome.

    Mais ce fleuve a été le théâtre d’autres batailles. Nous vous proposons celle qui opposa les Français aux Espagnols en 1503.

     

    D’après « Histoire de la renaissance de la liberté en Italie » – 1841

     

    La facilité avec laquelle Louis XII avait conquis le duché de Milan, devait lui faire espérer qu’il n’éprouverait pas beaucoup de résistance dans le royaume de Naples. Frédéric le sentait de son côté ; aussi demandait-il la paix, et offrait-il, pour l’obtenir, de tenir ce royaume en fief et comme tributaire de la France. Il comptait cependant sur l’appui de Ferdinand-le-Catholique, roi d’Aragon et de Sicile, son parent et son voisin.

    Ferdinand lui avait promis de puissants secours, il les lui montrait même en perspective par l’envoi en Sicile de Gonzalve de Cordoue, son meilleur général, avec soixante vaisseaux et huit mille fantassins d’élite. Mais Ferdinand avait en même temps proposé à Louis XII de s’entendre entre eux pour partager la dépouille du malheureux Frédéric. Pendant que les Français, disait-il, entreraient par le nord dans le royaume de Naples pour le conquérir, les Espagnols y descendraient par le sud pour le défendre : quand ils se rencontreraient, au lieu de se combattre, ils se donneraient la main, et ils demeureraient maîtres chacun de la moitié du royaume.

    Ce fut la base du traité de Grenade, signé le 11 novembre 1500. Et, dans l’été de 1501, la trahison fut exécutée par les deux plus grands monarques de l’Europe.

    Le 25 juin, l’armée française arriva à Rome. En même temps, celle de Gonzalve de Cordoue débarqua en Calabre. La première, dès qu’elle eut passé les frontières, traita les Napolitains en rebelles, et fit pendre les soldats qui se rendaient à elle à discrétion. Arrivée devant Capoue, elle pénétra dans la ville pendant que les magistrats signaient une capitulation, et elle y massacra sept mille personnes.

    Cependant, la perfidie des Espagnols inspira au malheureux Frédéric plus d’aversion encore que la férocité des Français. Obligé de chercher un refuge dans l’île d’Ischia, il capitula avec ces derniers, et il se retira en France, où il mourut après trois ans d’une captivité rigoureuse.

    Les Espagnols et les Français s’étant avancés sans résistance, se rencontrèrent sur les limites que le traité de Grenade leur avait respectivement assignées ; mais, à l’instant où la conquête fut terminée, la jalousie se fit entendre. Le duc de Nemours et Gonzalve de Cordoue se disputèrent sur la division du royaume. L’un et l’autre réclamait pour son roi quelques provinces qui n’avaient point été nommées dans le traité de Grenade.

    Enfin les hostilités commencèrent entre eux à l’Atripalda, le 19 juin 1502. Des négociations firent négliger à Louis XII d’envoyer, pour les soutenir, des renforts à son général. Après une lutte qui ne fut pas sans gloire, et où l’on vit se signaler la Palisse et Bayard, d’Aubigny fut défait à Séminara, le 21, et Nemours à Cérignola, le 28 avril 1503.

    L’armée française tout entière fut détruite, et le royaume de Naples perdu pour Louis XII. Celui-ci, il est vrai, fit partir, dans la même campagne, une seconde armée plus puissante que la précédente pour la recouvrer. Mais quand elle arriva près de Rome, elle y apprit la mort d’Alexandre VI (Rodrigo Borgia), survenue le 18 août 1503. Le cardinal d’Amboise, premier ministre de Louis XII, l’empêcha d’avancer alors contre l’ennemi, pour qu’elle appuyât ses intrigues dans le conclave.

    Quand elle se remit en marche, au mois d’octobre, la saison des pluies avait commencé. Gonzalve de Cordoue s’était placé sur le Garigliano, dont il défendit le passage, au milieu de ces plaines inondées, avec une constance et une patience qui caractérisaient l’infanterie espagnole.

    Pendant plus de deux mois, les Français languirent et pâtirent dans les marais. Des maladies pestilentielles emportèrent la fleur de leurs combattants et abattirent le courage et la confiance des autres.

    Gonzalve de Cordoue passa enfin lui-même le Garigliano. Le 27 décembre, il attaqua et acheva de détruire l’armée française. Le royaume de Naples fut alors rattaché à l’Espagne.

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