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  • 27 décembre 2011 - Par Au fil des mots et de l'histoire

    Le 24 décembre 1800 - L'attentat rue Nicaise dans EPHEMERIDE MILITAIRE Lattentat-rue-Nicaise-150x150

    L'attentat rue Nicaise

    La machine infernale de la rue Nicaise à Paris

    D’après « Histoire populaire de France » – 1866

     

    Le 24 décembre 1800, à huit heures un quart du soir, Bonaparte partit des Tuileries accompagné de plusieurs généraux, pour se rendre à l’Opéra, où l’on donnait l’Oratorio.

    L’escorte, formée par les grenadiers à cheval, suivait la voiture au lieu de la précéder, comme il arrivait parfois. Cette circonstance sauva peut-être le premier consul. Arrivée dans la rue Saint-Nicaise, non loin du Carrousel, la voiture se trouva arrêtée par une charrette, mise en travers du passage, et une voiture de remise.

    On fit avancer la voiture de remise, et le cocher du premier consul passa avec adresse et rapidité entre la charrette et le mur. L’escorte passa également, mais tout à coup une détonation effroyable se fait entendre ; les vitres, les portes tombent, des maisons s’écroulent.

    La voiture du premier consul, quoique arrivée à l’entrée de la rue de la Loi, est tellement ébranlée, qu’elle penche sur les roues et que les glaces se brisent : « Nous sommes minés ! » s’écria Bonaparte.

    Après avoir demandé s’il y avait des victimes dans sa garde, dont un seul soldat avait été blessé, il donna ordre de le conduire à l’Opéra, où il se montra aussi calme et aussi impassible que les autres jours, malgré l’agitation de la salle et les cris des spectateurs, heureux de le voir sauvé d’un grand danger.

    Ce calme cependant ne dura point. Dès qu’il fut de retour aux Tuileries et qu’il connut tous les détails de l’affreux attentat, il éclata en colère, en menaces contre les Jacobins, les septembriseurs, qu’il accusait de ce crime. Il ne voulut point entendre Fouché, qui, avec raison, l’attribuait aux royalistes. Par un arrêté des consuls, que le Sénat s’empressa de sanctionner, cent trente individus furent déportés sans jugement.

    Fouché cependant était sur la trace des vrais coupables. Un hasard en amena la découverte. Les cochers de fiacre, pénétrés d’admiration pour les talents du cocher consulaire, lui donnèrent un magnifique dîner. Dans la chaleur du repas, un des convives, buvant à l’habileté du héros de la fête, dit qu’il savait bien qui lui avait joué ce tour-là.

    On arrêta le cocher ; il donna des renseignements sur la charrette, qu’il avait vue dans une remise. On s’informa, et enfin deux agents de Georges Cadoudal, Saint-Réjant et Carbon, furent arrêtés. On sut pourquoi le complot n’avait pas réussi.

    Saint-Réjant, qui mit le feu au baril de poudre, n’avait pas été bien informé ; il croyait que l’escorte précédait la voiture du premier consul, et il avait laissé passer le premier équipage. Jeté, en outre, contre le mur par le cheval d’un soldat, il s’était cependant hâté de mettre le feu, mais l’action de la poudre, plus lente qu’il n’avait cru, avait trompé son calcul, et sa machine, justement appelée infernale, n’avait foudroyé que les curieux accourus pour voir le premier consul.

    Conçoit-on qu’il avait eu la barbarie de donner le cheval de la charrette à garder à une jeune fille de quinze ans, sachant bien que cette malheureuse allait être mise en pièces ?

    Saint-Réjant et Carbon furent condamnés à mort et exécutés ; leurs complices avaient en le temps de s’enfuir. Mais les cent trente Jacobins n’en restèrent pas moins déportés.

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