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  • 6 décembre 2011 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Le 6 décembre 1808 - La prise de Roses dans EPHEMERIDE MILITAIRE Le-général-Reille-150x150

    Le général Reille

     

    La prise de Roses (Rosas – Espagne)

    D’après le « Journal des opérations de l’armée de Catalogne, en 1808 et 1809 »
    Laurent Gouvion Saint-Cyr

     

    La place de Roses ayant refusé de se rendre à la sommation qu’on lui avait faite, on établit les batteries de brèche qui démasquèrent et commencèrent leur feu le 4 décembre au matin. Le soir, le bastion était déja ébranlé. Dans la nuit, la garnison fit une vigoureuse sortie sur nos ouvrages, et nous tua quatorze hommes ; elle fut repoussée et laissa quatre-vingts morts sur la place. C’était le dernier effort qu’elle voulait faire.

    Le lendemain 5, la brèche était ouverte. La garnison qui avait mis son espoir dans la fusillade continuelle qu’elle entendait depuis huit jours sur les rives de la Fluvia, et dans les secours promis par les Anglais, fut obligée de demander à capituler, contre l’avis de ces alliés, qui, du haut de leurs vaisseaux mouillés à la portée du canon de Roses, ne croyaient pas que cette place eût fait ce que le devoir et l’honneur exigeaient et dût penser à capituler. Ces conseils étaient bons et faciles à donner à bord d’un vaisseau en rade.

    Mais on peut assurer que, si les Espagnols les avaient suivis, ils auraient subi, dès le jour suivant, le sort de ceux qui avaient défendu la ville. Il aurait été possible aux Anglais, en plein jour, et surtout facile durant la nuit, d’embarquer la garnison et de la transporter, en quelques heures, sur la rive droite de la Fluvia, en laissant seulement un faible détachement pour remettre la forteresse, comme cela s’était pratiqué en février 1795, quand une escadre espagnole occupait la baie.

    Nous n’avions jamais espéré prendre, à la vue et sous le canon de l’escadre, une garnison forte encore d’environ 3 000 hommes.

    Le 6 décembre, elle sortit de la place avec les honneurs de la guerre, pour se rendre prisonnière en France. Les Espagnols furent très étonnés, au moment où ils défilaient sur le bord de la mer, de se trouver en butte à un feu très vif des vaisseaux anglais. Ils s’obstinèrent toujours à repousser l’idée que cela pût être l’effet d’une méprise.

    Le général Reille trouva dans la forteresse soixante canons de bronze.

    Les Anglais, qui défendaient le fort de la Trinité, firent sauter les magasins à poudre, incendièrent les bâtiments et abandonnèrent ensuite, à notre grande satisfaction, le golfe de Roses.

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