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  • 14 novembre 2011 - Par Au fil des mots et de l'histoire

    Le 14 novembre 1591 - Le capitaine de Bois-Rosé au siège de Rouen dans EPHEMERIDE MILITAIRE escaladeducapitainedeboisdor1-150x150

    L'escalade du capitaine de Bois Rosé

    Le capitaine de Bois-Rosé
    Sièges de Rouen et de Fécamp 

    D’après la monographie « L’Année française » de Charles Ponsonailhe – 1903

    La ville de Rouen ayant été investie le 11 novembre 1591, les assiégés opérèrent le 14 une violente sortie, au cours de laquelle un capitaine, du nom de Bois-Rosé, se signala par la plus grande audace. Il compléta sa renommée de chef de partisans en s’emparant de la forteresse de Fécamp quelques mois plus tard.

    Cet ouvrage fortifié se dressait sur une falaise haute de quatre cents pieds, dont la mer battait la base à marée montante.

    Une nuit orageuse, Bois-Rosé arrive en barque avec cinquante braves et un gros câble, du côté où la garde semblait peu nécessaire.

    Deux soldats de la garnison, gagnés par les assaillants, amènent à eux et fixent à l’entre-deux d’une canonnière la corde munie de noeuds et de bâtons de bois pour poser les pieds. Alors une dangereuse ascension commence, Bois-Rosé restant le dernier, afin que nul ne s’en pût dédire et pour servir de chasse avant.

    Écoutons Sully, qui raconte dans ses Mémoires cette escalade avec un plaisir de vieux soldat, et qui vit souvent Bois-Rosé et même son câble soigneusement conservé :
    « Or pendant qu’ils étaient employés à s’agencer tous cinquante sur cette corde…, la marée était déjà remontée près de six pieds contre ce rocher… Etant donc ainsi pendus et comme enfilés à ce câble, il ne leur restait plus nulle espérance de salut que par la prise de la place, de laquelle Bois-Rosé ne doutait nullement. Lorsque son sergent, qui montait le premier, soit à cause de l’extrême hauteur, soit pour le tintamarre furieux que démenaient les flots et vagues impétueuses, commença à s’effrayer et dire que la tête lui tournait,… ce qui étant rapporté de bouche à autre jusqu’au dit sieur de Bois-Rosé, il prit la résolution d’y aller lui-même, et ainsi, passant par-dessus les corps et les têtes de tous ses compagnons suspendus en l’air, il parvint jusqu’à lui, et, le poignard à la main, le contraignit de continuer à monter, tant qu’enfin le jour étant prochain, ils entrèrent tous cinquante sur ce haut rempart sans bruit ni alarme ».

    Inutile d’ajouter que la prise de la ville fut la conséquence de cette prouesse gymnastique. 

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