• 6 février 2011 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

     Adjudant-chef Henri QUEMERAIS dans A NOS ANCIENS adjudantchefhenriquemerais-150x150insignepromotion214-150x150 dans A NOS ANCIENS

     

    Henri Quemerais est né à Cherbourg en 1910.

    A l’âge de 21 ans, il s’engage au 8e Régiment de Tirailleurs Tunisiens. Il s’y fait remarquer pour sa conduite et devient caporal puis caporal-chef en 1933.

    Sergent en 1934, il effectue un stage à Clermont-Ferrand et obtient le brevet de maître armurier. En 1936, il rejoint le 6e Régiment de Spahis Algériens avec le grade de maréchal des logis.

    Nommé maréchal des logis-chef en mai 1940, il rejoint le 3e Régiment de Chasseurs d’Afrique à Tlemcem. En 1941, il sert à l’Etablissement Principal du Service de l’Artillerie de Constantine. Il est admis dans le service du Matériel. Fin 1943, il embarque à Bizerte pour Naples et prend part à toute la campagne d’Italie au sein de la 3e Division d’Infanterie Algérienne.

    Nommé adjudant en 1944, il débarque à Marseille en septembre de la même année et prend part à la Campagne de France, puis, en Allemagne, aux combats qui ont mené la 1e Armée française de la Forêt Noire jusqu’au Danube.

    N’hésitant pas à réparer des armes légères sous le feu adverse, il obtient une citation à l’ordre du régiment et l’attribution de la croix de guerre 1939-1945 pour son courage exemplaire. Il est promu adjudant-chef le 1er janvier de l’année 1945.

     

    Après la Seconde Guerre mondiale, l’adjudant-chef Quermerais part en Tunisie, dans le service du matériel. A partir de 1948, il poursuit sa carrière dans différentes garnisons de l’Ouestde la France : Rennes, Alençon, Le Mans et Saumur. Il obtient la médaille militaire en 1949.

    L’adjudant-chef Quemerais va prouver une fois encore toute sa valeur en Corée.

    Volontaire pour le 1er bataillon français de l’ONU, il débarque à Fusan le 29 novembre 1950.

    Le 1er février, à Twin Tunnels, puis le 15 février 1951, à Chipyong Ni, sous le tir des mortiers chinois, il conduit avec courage le groupe de ramassage des munitions parachutées par Dakotas. Les conditions climatiques dans lesquelles il opère sont éprouvantes. Il fait – 25 à – 30 °C et un brouillard épais recouvre le champ de bataille.

    Quelques jours plus tard, il renouvelle son exploit sous le feu ennemi en acheminant des munitions à la cote 1037, près de Munchi. Pouces actions d’éclats, il est cité à l’ordre de la brigade et reçoit la croix de guerre des Théâtres d’Opérations Extérieurs.

    Après 7 mois de combats particulièrement difficiles et éprouvants, ilest rapatrié sanitaire en France en juillet 1951. A son retour de Corée, il sert au 181e Bataillon de Réparation de Division Blindé dans laSarre allemande.

    De 1953 à 1958, il est affecté successivement au Mans et à Mulhouse puis rejoint une nouvelle fois l’Algérie. En 1959, il est désigné pour suivre les cours de spécialisation sur affût tourelle M45 à Fontainebleau, avant de demander quelques mois plus tard à servir jusqu’à la limite d’âge supérieure de son grade.

    De retour en Algérie, il est cité à l’ordre du régiment et décoré de la croix de la valeur militaire pour le courage et l’ardeur dont il fait preuve dans l’exercice de ses fonctions.

    En effet, appliquant tous ses efforts à maintenir en état l’armement des unités qui lui sont rattachées, il n’hésite pas à se déplacer en zone d’insécuritéet parcourt ainsi avec son camion-atelier plus de 20 000 km dans les secteurs de Blida et Cherchell.

    En 1962, il est à nouveau cité pour avoir permis, toujours dans le secteur de Cherchell, ainsi que dans le nord Algérois, la maintenance de l’armement de 48 unités et pour avoir participé à de nombreuses embuscades dans le district de la 407e Compagnie de Réparation Divisionnaire.

     

    De 1962 à 1965, il sert à Haguenau où, atteint par la limite d’âge de son grade, il est admis à faire valoir ses droits à la retraite. Mais le repos n’est pas pour lui, et il œuvre alors dans 22 associations patriotiques, notamment l’Union Nationale des Combattants dont il était, à Nîmes, le vice-président.

    Chevalier de l’Ordre National du Mérite en 1965, chevalier de la Légion d’honneur en 1986, l’adjudant-chef Quemerais s’éteint le 17 septembre 2002.

     

    L’adjudant-chef Quemerais était titulaire des décorations suivantes :
    -
    Chevalier de la Légion d’honneur
    -
    Médaille militaire
    -
    Chevalier de l’ordre national du Mérite
    -
    Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze
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    Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs avec étoile de bronze
    -
    Croix de la Valeur militaire avec 2 étoiles de bronze
    -
    Croix du combattant volontaire avec agrafe « Corée »
    -
    Croix du combattant
    -
    Médaille coloniale
    -
    Médaille commémorative avec agrafe « France-Afrique-Libération-Allemagne »
    -
    Médaille commémorative de la campagne d’Italie
    -
    Médaille commémorative française des Opérations de l’ONU en Corée
    -
    Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre avec agrafe « Algérie »
    -
    Port permanent de la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre TOE à titre personnel.

     

    L’adjudant-chef Quemerais est le parrain de la 214e promotion de l’Ecole Nationale des Sous-Officier d’Active à Saint-Maixent.

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