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  • 2 février 2011 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    L’ouragan du 28 mars 1836 à Damas-devant-Dompaire (88) dans EVENEMENTS AU TRAVERS DES SIECLES toileegbertvanderpoel-150x150

     

    Damas-devant-Dompaire fait partie de nos jours de la commune de Damas-et-Bettegney.

     

    D’après les « Connaissance usuelles recueillies par la société d’émulation des Vosges » – 1837 

     

    L’ouragan du 28 mars 1836 laissera des traces profondes, si non dans les édifices, du moins dans les souvenirs des habitans de Damas-devant-Dompaire.

    A 9 heures du matin, lorsque le vent était dans sa plus grande furie, un incendie éclata malheureusement au centre de cette belle commune, et consuma, dans l’espace de quelques heures, l’église, le presbytère et dix grosses maisons de cultivateurs, encore remplies de grains et de fourrages pour la plupart.

    On se fera une idée de la violence de ce vaste embrasement d’après ce fait que, sur la route d’Epinal, distante d’un quart de lieue, les chevaux de la diligence, parvenus vis-à-vis Damas, refusaient de marcher, suffoqués qu’ils étaient par la puanteur et par la fumée.

    Excité par la tempête, le feu était si actif que, de tous les édifices incendiés, il ne resta pas un seul morceau de bois en état de service. Les meubles, en petit nombre, que les habitans avaient jetés dans la rue, s’y allumèrent par l’excès de la chaleur, et ils eurent la douleur de voir brûler ce qu’ils croyaient sauvé. La cloche incandescente cessa bientôt de donner l’alarme et tomba sans se casser. Maîtriser cet immense foyer était bien impossible, tout ce qui se trouvait sous la direction du vent prit feu dans un instant et fut dévoré.

    Les efforts se bornèrent donc à préserver les maisons voisines, situées hors de cette direction, et dont plusieurs, même des plus belles, couraient un danger imminent. On y réussit à force de monde accouru des communes environnantes avec le zèle le plus louable. La pompe de Damas, alimentée, dit-on, avec de l’eau boueuse, fut bientôt hors de service ; les autres ont été d’un grand secours, surtout celle de Gorhey.

    L’église et la plupart des maisons incendiées étaient couvertes en tuiles, mais le feu se glissait sous ces tuiles, le long des pignons ou par les avant-toits. Une corniche en pierre de taille remplaçait les avant-toits dans la maison d’école que l’on venait de bâtir, et c’est à cette circonstance surtout que l’on attribue sa conservation.

    Les habitants épargnés par le fléau, se sont empressés de recueillir chez eux ceux qui en étaient victimes, et de leur fournir les objets de première nécessité, tant pour eux que pour leurs bestiaux. Des voitures de grains, de foin et de paille sont arrivées dès le lendemain des communes voisines.

    Ces dons bien généreux et les quêtes autorisées dans le canton, ont produit une valeur de près de 3000 francs, le gouvernement en a donné 5000.

    Les édifices incendiés étaient assurés, excepté l’église et une maison particulière occupée par deux ménages, mais les meubles, les grains et les fourrages ne l’étaient pas.

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