• 13 novembre 2010 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    La Cote 304 dans GUERRE 1914 - 1918 cote304pentesudouest-150x150monument-150x150 dans GUERRE 1914 - 1918cote304-150x150

    D’après « Le guide illustré Michelin » – Publication 1921

    La Cote 304, avec les Cotes 287 et 310 au sud d’Esnes, forme une ligne de forteresses naturelles tenant sous leurs feux croisés, non seulement les routes d’approche, mais encore les glacis nu ou les escarpements abrupts qui les bordent immédiatement.

    Les couverts les plus rapprochés de la Cote 304 sont les bois d’Avocourt et de Malancourt. C’est de ces bois qu’est partie la première attaque menée par la 11e division bavaroise, contre la colline, le 20 mars 1916.

    Sur la longue rampe nue qui accède à la butte, les Bavarois furent arrêtés par des feux croisés. Du 20 au 22 mars, leurs trois régiments perdirent inutilement de 50 à 60 % de leur effectif.

    Le 9 avril, devant la Cote 287, la première vague d’assaut allemande réussit à franchir la tranchée de soutien. Quand les survivants de la tranchée avancée surgirent d’entre les morts et les terres éboulées, les assaillants furent exterminés.

    Le 3 mai, 80 batteries allemandes concentrèrent leurs feux sur la Cote 304 et ses abords.

    Du sommet de la colline, montaient, comme un volcan, tant de fumées, jaunes, noires et verdâtres, que le ciel, dirent les aviateurs, en était obscurci à 800 mètres au-dessus du sol. Suivant l’expression du correspondant de guerre anglais, le ciel était semblable à « un dôme de rails invisibles où courent des rapides fous ».

    Les 4  et 5 mai, une division allemande fraîche tenta d’aborder la position dont elle croyait les travaux et les défenseurs anéantis. Le 4, elle prit pied sur les pentes nord de la Cote 304, d’où le 68e la rejeta dans la nuit, mais dut ensuite se retirer. Le 5, elle attaqua, à gauche, le bois Camard et la Cote 287. Au bois Camard,totalement rasé par un bombardement de plus de onze heures, le 66e de ligne arrêta les assaillants et les chargea à la baïonnette. A la Cote 287, un bataillon du 32e de ligne repoussa deux attaques aussi brillamment.

    Le 7 mai, après un effroyable bombardement, l’ennemi donna l’assaut, de trois côtés à la fois, à la Cote 304 avec des éléments de cinq divisions différentes. C’est l’effort le plus considérable qu’il ait fourni contre cette position.

    Grâce à deux régiments d’élite, le 125e et le 114e de ligne, dont une compagnie chargea au chant de La Marseillaise, les Allemands furent bousculés et refoulés sur les pentes nord. Tout le mois, ils réagirent sans succès.

    Les 29 et 30 juin, en se servant de liquides enflammés, ils cherchèrent à déborder la Cote 304 par l’est et par l’ouest.

    En décembre, de nouveaux efforts échouèrent.

    En 1917, les Allemands continuèrent à s’obstiner contre la Cote 304. Les 28 et 29 juin, une puissante attaque enleva la Cote 304 et progressa entre la colline et la corne sud-est du bois d’Avocourt, dans une légère dépression dénommée Col de Pommerieux.

    Le 17 juillet, la riposte française, donnée par les 51e et 87e de ligne, soutenus par deux bataillons de la 97e D.I (335e et 346e régiments) et un bataillon de la 73e D.I, réoccupa le Col de Pommerieux. Après une remarquable préparation d’artillerie, les fantassins, en trente minutes, atteignirent la crête fortifiée, reprirent un kilomètre de terrain. Le 87e de ligne dépassa même l’objectif assigné de 300 mètres pour s’emparer, en avant de la crête, d’un observatoire qu’il baptisa tout de suite « Le créneau de Gretchen ».

    L’ennemi, surpris en plein relève, perdit 520 prisonniers appartenant à trois divisions différentes. D’une seule sape, les grenadiers firent sortir quatre officiers, dont l’un, en descendant la côe, se retourna pour regarder et admirer la manœuvre des Français.

    Le 24 août, la Cote 304, dont les abords avaient été reconquis le 20 précédent, fut enlevée aux Allemands par les 272e et 128e R.I de la 5e brigade (Nérel). Cette brigade qui attaquait devant la Cote 304, su le plateau de Pommerieux et au bois Camard, fit des prisonniers appartenant à cinq divisions ennemies.

    Après la prise de la Cote 304, le soir même, elle enleva de nombreux ouvrages et porta la première ligne jusqu’au ruisseau de Forges, à plus de deux kilomètres de sa base de départ.

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