• 6 novembre 2010 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Le Mort-Homme dans GUERRE 1914 - 1918 monumentmorthomme-150x150monument2-150x150 dans GUERRE 1914 - 1918cartedumorthomme-150x150limonaderie-150x150lemorthomme-150x150entreetunnelkronprinz2-150x150entreetunnelbismarck2-150x150

    D’après le guide illustré Michelin des champs de bataille – Publication 1921

    Avec la cote 304, le Mort-Homme a été une des positions les plus disputées de la rive gauche de la Meuse.

    Cette position est un massif de deux buttes jumelles : la Cote 265, dont la route de Bethincourt à Cumières escalade le sommet, la cote 295, le Mort-Homme proprement dit, que la route contourne par le nord-est. C’est un remarquable observatoire et une excellente position d’artillerie, en avant de la vraie ligne de résistance.

    Le 5 mars 1916, l’offensive allemande, d’abord limitée à la rive droite, se déclancha violemment sur la rive gauche, et en six jours, progressa jusqu’aux pentes du Mort-Homme.

    Le 14, après l’avoir pendant cinq heures, arrosé parfois au rythme de 120 projectiles à la minute, d’obus de toutes sortes, fusants, percutants, asphyxiants, et lacrymogènes, l’ennemi lança son infanterie sur le Mort-Homme.

    La 25edivision (Debeney), à demi enterrée et asphyxiée, a l’ordre de ne pas reculer. Quatre colonels, dont le colonel Garçon, commandant la brigade, et leurs états-majors, tombent le fusil au poing.

    La cote 265 est prise, mais fantassins et zouaves, après une magnifique défense, se maintiennent sur la cote 295, clef de toute la position. Une contre-attaque du 15e régiment refoule même les assaillants sur les contre-pentes nord-ouest.

    Le 9 avril, l’ennemi, s’infiltrant par le ravin du bois des Corbeaux, aborde la défense entre les sommets des cotes 265 et 295.

    Les 8e et 16e bataillons de chasseurs, le 2e bataillon du 151e de ligne, repoussent les Allemands dans un terrible corps à corps. Le 8ebataillon de chasseurs, le « bataillon de Sidi Brahim », débordé sur ses ailes, fait face sur trois côtés, résolu à tenir jusqu’à la mort.

    Le 20, le 32ecorps français (Bertholot), à son tour, attaque. Après une minutieuse préparation d’artillerie, trois bataillons de la 40eD.I. dépassent la Cote 295, et s’établissent sur les pentes nord. L’ennemi réagit et tente de tourner le Mort-Homme par le ravin de la Hayette, il s’y fait massacrer.

    Au sommet du Mort-Homme, le 150e régiment d’infanterie refoule toutes les attaques d’un ennemi résolu et conserve la Cote 295.

    Afin d’en assurer une protection meilleure, l’ordre est donné de couvrir, par des chevaux de frise, le petit poste placé au sommet de la Cote.

    A la nuit tombante, un homme se présente pour poser le premier cheval de frise en avant du petit poste, il est tué d’une balle au front. Un second homme vient aussitôt remplacer le camarade mort et continuer la tâche commencée, il est tué. Le petit poste n’est pas entièrement couvert, il faut placer encore deux chevaux de frise. Un troisième homme, qui avait assisté à la mort de ses deux camarades, s’avance pour poser, lui aussi, un cheval de frise, il est tué. Un quatrième, après avoir retiré les corps de ses trois camarades qui viennent d’être tués dans l’accomplissement du même geste, se présente et place à côté des autres, le quatrième cheval de frise. Le petit poste est entièrement couvert.

    Les tentatives de l’adversaire viendront se briser sur les défenses placées au prix du sacrifice de 4 braves du 150e régiment d’infanterie.

    Le 23 mai, un corps frais allemand se jette sur le sommet du Mort-Homme et parvient à s’en emparer.Du 9 au 24 juin, l’ennemi ne peut déboucher du Mort-Homme, il se brise contre l’inébranlable résistance du 15e corps (de Maud’huy). Le 15 juin, plus d’un kilomètre de tranchées est même repris à l’ennemi.En 1917, le secteur fut souvent le théâtre de violents combats. Les Allemands finirent par occuper les Cotes 265 et 295. Ils s’y organisèrent à leur habitude, d’une manière formidable, y creusant, notamment de profonds tunnels, à l’épreuve du bombardement.Au cours de l’offensive du 20 août 1917, la 31e D.I. reprit le Mort-Homme et ses tunnels.

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