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  • 19 juillet 2010 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    D’après des extraits de la monographie imprimée
    « Des changements dans le climat de la France – Histoire de ses révolutions météorologiques »
    du docteur Joseph-Jean-Nicolas Fuster, éditée en 1845.

    Grandes vicissitudes dans les contrées du Nord

    Xe siècle

    - La gelée brûla les vignes vers le 1er mai 944. Des pluies lui succédèrent pendant tout l’été.
    - Un hiver rigoureux, des pluies copieuses et longues, des chaleurs brusques, soutenues et ardentes, caractérisèrent l’année 988.
    - En 989, la grande sécheresse du printemps ne permit pas les premières semences, d’abondantes neiges suivirent immédiatement cette excessive sécheresse. La continuité des pluies empêcha plus tard entièrement les semences d’automne.

    XIe siècle

    - L’année 1010 essuya alternativement des sécheresses nuisibles et des pluies surabondantes.

    XIIe siècle

    - Le 7 juin 1184, la gelée brûla les vignes et les moissons.

    XIVe siècle

    - En décembre 1333 et en janvier 1334, il y eut à Paris et dans les environs de grands tonnerres avec des éclairs mêlés de vents et de grêles, comme si on s’était trouva au mois de juillet.

    XVe siècle

    - Un printemps pluvieux et un été froid troublèrent si fort les saisons de 1428, qu’à Paris la vigne n’avait pas encore fleuri le 15 juin.

    XVIe siècle

    - L’hiver de 1529 n’eut aucune gelée et la chaleur du mois de mars égala celle de la fin de juin. Aussi la plupart des seigles avaient déjà des épis, et l’on vendait à Paris des amandes nouvelles avant le mois d’avril. Mais le 4 de ce mois, il survint une gelée si rude, qu’on crut toutes les récoltes perdues. Heureusement, la pluie fit tomber ce froid.
    - Baillou a signalé la grande inconstance et l’inégalité de l’air de l’année 1575.
    -
    L’année 1579 fut si mal réglée, surtout du côté de Paris, que la plupart des grappes de raisins gelèrent par un froid excessif au moment des vendanges.

    XVIIIe siècle

    - Les variations thermométriques de 1735, notées par Réaumur à Paris, dépassèrent 15° en hiver, 28° au printemps, 22° en été et 16° en automne. L’année fut d’ailleurs sèche et les récoltes tardives.
    - Il y eut, en 1779, une chaleur contre nature, un calme insolite de l’air, un excès de sécheresse au commencement et un excès d’humidité à la fin, une grande élévation du baromètre les quatre premiers mois, ainsi qu’au mois d’août, et une grande dépression les deux derniers. Enfin, une extrême persévérance des vents du nord et de l’ouest, et une extrême rareté des vents du sud et de l’est.
    -
    De grands froids, précédés de deux mois d’une température fort douce, apparurent subitement au milieu du mois de février 1782 après plusieurs jours d’un vent violent et des variations extraordinaire du baromètre. Les mois suivants, surtout les mois de mai et d’août furent encore très froids et très humides. Des chaleurs intenses, mais de courte durée, se firent sentir au mois de juillet. Quant à l’automne, il manqua entièrement. Un froid hivernal en prit brusquement la place dès la moitié d’octobre.

    XIXe siècle

    - Un froid inusité, des vents impétueux, un ciel nébuleux, des variations barométriques et une excessive humidité, occupèrent sans désemparer, l’année 1816.
    - Les vicissitudes atmosphériques, les alternatives de pluie de vents, de chaleur, de froid, d’humidité, de sécheresse, de calme et de bourrasques, de jours sereins et de jours couverts, troublèrent encore l’année 1828, surtout dans les mois de juillet, août et septembre.
    -
    On se récrie à tort sur la chaleur de 1830. Cette année mémorable fut plutôt extrêmement variable. Le froid si rigoureux de l’hiver cessa presque tout à coup le premier jour du mois de mars. Une chaleur insolite le remplaça pour quelques jours des pluies froides lui succédèrent jusqu’au y avril, après quoi la chaleur et la sérénité reprirent. Bientôt des orages précoces survinrent et entraînèrent à leur suite des alternatives réitérées de chaleurs étouffantes et de froids pénétrants, de tempêtes et de calmes, de pluies et de beau temps. Des pluies froides tinrent lieu des chaleurs ordinaires des mois de mai et de juin. Le 25 juin seulement, une chaleur insupportable les interrompit momentanément, pour laisser de nouveau le champ libre au froid, à la pluie et aux précédentes perturbations. Les vicissitudes ne s’apaisèrent que le 13 juillet. Un orage violent, qui éclata le 11, à huit heures du soir, et les averses consécutives de la nuit en opérèrent la résolution. Des éclaircies menaçantes, avec une chaleur lourde, régnèrent encore tout le lendemain. Il y eut même une averse au milieu du jour. Cependant l’atmosphère s’épura peu à peu, l’air devint sec, et une chaleur franche s’établit. Le soleil de juillet ne commença à briller que le 24. Alors, en effet, le ciel parut beau, l’atmosphère très pure et la chaleur ardente mais ce soleil historique s’éclipsa bientôt. Il s’éteignit le onzième jour, après un effroyable orage, dans la nuit du 4 août. Les perturbations atmosphériques recommencèrent au 5 août. D’autres orages, accompagnés d’averses, s’y mêlèrent le 9 et le 10. Le vent, la pluie, le froid alternèrent ensuite avec quelques courts instants de calme, de sécheresse et de chaleur enfin, l’année se termina par des gelées précoces, une humidité excessive, des brouillards et des neiges. 

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