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    Les grandes sécheresses en France (1) dans EVENEMENTS AU TRAVERS DES SIECLES secheresse-150x150

     

    D’après des extraits de la monographie imprimée
    « Des changements dans le climat de la France – Histoire de ses révolutions météorologiques »
    du docteur Joseph-Jean-Nicolas Fuster, éditée en 1845.

    Grandes sécheresses générales, communes aux contrées du nord et au midi

    VIe siècle

    - En 584, une immense sécheresse acheva de ruiner les vignes et les moissons déjà compromises par la grêle et les gelées blanches.
    - La sécheresse excessive de 591 consuma toutes les prairies.

    IXe siècle

    - Celle du long été de 874 fit manquer les foins et les blés.
    -
    Les mois d’avril et de mai 892 furent en proie à une extrême sécheresse.

    Xe siècle

    - Une sécheresse semblable régna presque sans discontinuer pendant les mois de juillet, août et septembre 921.
    - En 994, la disette des pluies tarit les fleuves, fit périr les poissons dans la plupart des étangs, dessécha beaucoup d’arbres, brûla les prairies et les moissons.

    XIe siècle

    - L’été de 1078 fut encore très sec.
    - En 1094, la sécheresse fut extraordinaire.

    XIIe siècle

    - La sécheresse de 1137 se déclara au mois de mars, et persévéra jusqu’au mois de septembre, tarissant aussi les puits, les fontaines et les fleuves.
    - Une sécheresse insolite accompagna la grande chaleur de 1183, elle sécha dans plusieurs endroits les rivières, les fontaines et les puits.
    - Les mêmes phénomènes trahissent la sécheresse de 1188.

    XIIIe siècle

    - Il ne plut pas ou presque pas, pendant les mois de février, mars et avril 1204. De fortes chaleurs succédèrent à ces trois mois de sécheresse.
    - L’année 1212 fut très sèche.
    - L’extrême sécheresse de l’année 1226 entraîna la ruine de presque toutes les récoltes d’été, l’automne de cette année se montra encore chaud et sec. Enfin, un hiver sec, très froid prolongea la sécheresse jusqu’au mois de février suivant. Cette chaleur sèche continue produisit dans toute la France une quantité prodigieuse de vin.
    - Il ne plut pas pendant tout l’été 1287, les puits et les fontaines tarirent.

    XIVe siècle

    - En 1305, il y eut une grande sécheresse en été.
    - La sécheresse fut aussi excessive en 1306 au printemps et en été.
    - La sécheresse fut si grande en 1325, qu’on eut peine la valeur de deux jours de pluie dans le cours de quatre lunaisons.
    - En 1331, aux longues pluies, qui avaient duré depuis début novembre 1330 jusqu’au commencement de cette année, succéda une si grande sécheresse qu’on ne put labourer la terre à cause de sa dureté. L’hiver suivant fut pluvieux et très peu froid, il n’y eut presque pas de gelées.
    - La sécheresse de l’été 1334 fut suivie d’un hiver très humide.
    - Les sources tarirent pendant l’été de 1384 par le manque de pluies et la longue sécheresse.
    - La sécheresse opiniâtre de l’été 1392 tarit les sources et empêche les plus grands fleuves de la France d’être navigables.

    XVIIe siècle

    - La sécheresse de 1632 dura depuis le 12 juillet jusqu’au 15 septembre.

    Les observations udométriques, commencées en France par Lahire, en 1689, ne fournissent pas moins d’exemples de ces grandes sécheresses.

    - La pluie de 1694 égala à Paris 318 millimètres.

    XVIIe siècle

    - En 1719, on n’en recueillit que 253 millimètres. L’extrême abaissement des eaux de la Seine au pont de la Tournelle, durant cette année si sèche, a donne le zéro des mesures pour les hauteurs variables de ce fleuve.
    - L’année 1767n’a pas été moins sèche. A Paris, le niveau de la Seine descendit à 27 centimètres au-dessous du zéro de 1719, abaissement énorme et comme on n’en avait jamais vu. A Bordeaux, il ne tomba que 469 mm de pluie, au lieu de 656 mm. A Denainvilliers, Duhamel a qualifié cette année froide et sèche. A Montpellier, la somme des pluies donna 106 mm de moins, et le total des jours pluvieux, vingt-trois jours de moins que l’année commune.
    - Messier compte la sécheresse de 1778 au nombre des plus fortes et des plus longues. Il a constaté aussi qu’elle s’étendit à toute la France et à une grande partie de l’Europe. La quantité de pluie et le chiffre des jours pluvieux, se trouvèrent dans beaucoup d’endroits, au dessous des produits de l’année moyenne. A Paris, notamment, on n’obtint que 446 mm de pluie et cent treize jours pluvieux, tandis que le fleuve marqua, le 7 octobre, 10,2 centimètres au dessous des plus basses eaux.
    - La sécheresse de 1793 dura quatre mois. Un froid rigoureux l’accompagna d’abord pendant les mois de mai et de juin. Des chaleurs ardentes s’y joignirent ensuite dans les mois de juillet et d’août. La sécheresse de cette année contrasta presque partout avec l’excès d’humidité de l’hiver antérieur. 

    XIXe siècle

    - En 1803, il plut très peu du 4 juin au 1er octobre. La pluie augmenta début octobre, après quoi la sécheresse reprit et se soutint jusqu’au 9 novembre. Cette sécheresse continua donc quatre mois de suite, et même plus de cinq mois en tout, sauf la courte interruption des premiers jours d’octobre. Les puits et les fontaines tarirent. A Paris, le petit bras de la Seine resta presque à sec, et le niveau du fleuve indiqua, les 21 et 27 septembre, 24 centimètres au dessous de zéro. A Montmorency, il n’y eut en quatre mois, que 25 millimètres d’eau et neuf jours de pluie. A Viviers, la pluie de cette année produisit environ 216 millimètres de moins que la quantité moyenne. Dans quelques départements, l’eau manquait absolument. On allait en chercher à trois ou quatre lieues, et il en coûtait trente sous pour abreuver un cheval.
    - Une sécheresse très prononcée a régné pareillement en 1817. La quantité des pluies se trouva réduite, de même que le nombre de jours pluie. Paris a moins souffert que la province, mais le 22 septembre, à l’échelle du pont de la Tournelle, la Seine descendit assez près du point des plus basses eaux.
    - Nous ne devons pas oublier la grande sécheresse de 1825. Elle commença au mois de novembre 1824, et se prolongea, sans discontinuer, jusqu’au mois d’octobre 1825. On l’a signalée du nord au midi, et de l’est à l’ouest. Partout, l’abaissement des fleuves avait atteint ou dépassé le terme de l’étiage.
    - La sécheresse de 1842 commença les premiers jours du mois de juin, en même temps que les chaleurs. Elle continua, avec quelques interruptions passagères, jusqu’aux derniers jours du mois de septembre. Elle fut surtout excessive dans le nord. Il y avait des contrées du département de la Meuse, où le tonneau d’eau se vendait, au mois d’août, jusqu’à trois francs. A Paris, les transports par la Seine furent interrompus pendant quatre mois de suite. Les eaux s’abaissèrent à plusieurs centimètres au dessous du zéro de l’échelle du pont Royal.

     

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