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    D’après des extraits de la monographie imprimée
    « Des changements dans le climat de la France – Histoire de ses révolutions météorologiques »
    du docteur Joseph-Jean-Nicolas Fuster, éditée en 1845.

    Les grands étés des contrées du midi

    VIIIe siècle

    - L’été de 783 fut si ardent que beaucoup de personnes moururent de chaleur.

    XIVe siècle

    - On cite encore les chaleurs des années 1348, 1361, 1374 et 1390.
    -
    L’année 1364 se fit remarquer aussi bien par l’excès de la chaleur que par l’excès du froid.

    XVe siècle

    - L’humidité et la chaleur rivalisèrent en 1436 et 1456.

    XVIe siècle

    - L’été de 1502 fut chaud et sec, il fit encore plus chaud en 1504.
    - En 1506, l’hiver fut aussi doux que le printemps.
    - Mentionnons encore durant ce siècle les chaleurs tantôt sèches, tantôt humides des années 1556, 1580, 1581, 1583,1587 et 1596.

    XVIIe siècle

    - Dans le bulletin du siège de Perpignan écrit par Louis XIII, on lit, sous la date du 24 mai 1642, que l’armée y essuyait cette année des chaleurs excessives.

    XVIIIe siècle

    - Aucun été n’a présenté jusqu’ici une chaleur comparable à celle de l’été de 1705. A Montpellier, cette chaleur redoutable apparut le 17 juillet et se prolongea jusqu’au 30 août presque sans interruption. On peut l’estimer dans cet intervalle à 33°8, terme moyen. Le maximum eut lieu le 3 juillet, et il s’éleva, vers trois heures du soir, à un degré vraiment effrayant. L’air enflammé semblait sortir d’un brasier. Tout le monde en était suffoqué et se réfugiait dans les caves. On put cuire des œufs au soleil. La chaleur de cette journée brûla la plupart des vignes et une multitude d’arbres fruitiers. Les observations d’un célèbre académicien la font supposer à 42° à l’ombre. Il y eut à Paris, suivant la table de Cassini, treize jours d’une chaleur de 3l° et cinq jours, le 30 juin, le 5 et le 27 juillet, le 2 et le 6 août, d’une chaleur de 35°4.
    - Les chaleurs de 1746 et 1749 s’élevèrent encore dans le Languedoc à 37° ou 38°.
    - La Provence en éprouva aussi de très vives, grâce à l’absence des brises, pendant les étés de 1771, 1772 et 1773.
    - En 1780 et 1781, elles atteignirent 32° à Marseille et 36° à Montpellier.

    XIXe siècle

    - En 1804, la chaleur de la Provence monta à 37°.
    - Elle surpassa ce chiffre en 1819. Sa durée soutenue s’étendit jusqu’en automne.
    - L’été de 1826 effaça celui de 1819. On l’a signalé à Toulon, à Marseille, à Joyeuse, à Toulouse. Partout, dans le Midi et dans plusieurs contrées du Nord, il s’est montré intense, continu et long.
    - Une chaleur sèche remplit le printemps et l’été de 1828. Celle-ci se renferma plus exactement dans les contrées du Midi. 

     

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