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    D’après des extraits de la monographie imprimée
    « Des changements dans le climat de la France – Histoire de ses révolutions météorologiques »
    du docteur Joseph-Jean-Nicolas Fuster, éditée en 1845.

    Les grands étés des contrées du nord

    IXe siècle

    - L’extrême chaleur et la sécheresse de l’été de 872 détruisit presque tous les fruits. La foudre consuma en outre, beaucoup de maisons avec leurs habitants.
    - L’été de 874 fut long et sa sécheresse si grande qu’il n’y eut ni foin ni blés.
    - En 895, les arbres refleurirent au mois de décembre.

    Xe siècle

    - Du 15 juillet au 13 août 988, une chaleur dévorante brûla les moissons. Elle éclata brusquement à la suite d’un hiver très froid et d’une grande inondation.

    XIIe siècle

    - En 1137, les chaleurs de l’été furent étonnantes : elles brûlaient et accablaient.

    XVIe siècle

    - Les chaleurs sèches de1552 consumèrent toutes les plantes au mois de juin.
    -
    Toute l’année 1570 fut suffocante et très humide.
    - L’été de 1578 eut une chaleur ardente.

    XVIIe siècle

    - En 1686, on compta à Paris quarante-six jours d’une chaleur de 25°, huit jours d’une chaleur de 31°2, et cinq jours dans le mois de juin, d’une chaleur de 35°4.
    - L’été de 1691 offrit à Paris un nombre à peu près égal de jours de chaleur. Seulement, il en eut douze à 31°, et cinq jours à 35° parurent au mois d’août.
    - Une chaleur excessive régna encore au mois de juillet 1697.

    XVIIIe siècle

    - L’année 1704 offrit à Paris onze jours d’une chaleur de 31°, et neuf jours aux mois de juillet et d’août d’une chaleur de plus de 35°.
    -
    L’année 1706 se fit remarquer, par un été très chaud, très sec et très long. La chaleur y dura assidûment pendant les mois de juin, de juillet et d’août. Son maximum arriva le 8 août, et il atteignit, suivant le chiffre du P. Cotte, 36°2. Montpellier ressentit aussi ces chaleurs sèches, elles y durèrent près de quatre mois, mais avec moins d’intensité qu’à Paris.
    - L’été de 1724 succéda à un printemps et à un hiver fort tempérés. A Paris, il commença au mois de juin. Sa chaleur s’accrut dans le mois suivant sans rien perdre de sa violence durant les mois de juillet, d’août et une partie de septembre. Le 1er septembre en a fourni le plus haut degré.
    - Il faut citer encore la chaleur des étés de 1781 et de 1786.
    - L’été de 1788 produisit, à Paris, cinquante-deux jours de chaleur de 25°, deux jours de chaleur à 31°, et un jour, le 12 juillet, d’une chaleur de 35°. Il succéda à un hiver très doux, et à un printemps sec et chaud. Sa durée s’étendit jusqu’au mois de novembre à peu près. L’hiver mémorable de 1788 à 1789, l’un des plus rudes dont on ait parlé, remplaça tout d’un coup la chaleur opiniâtre de cette année. 

    XIXe siècle

    - Un hiver humide et fort rigoureux, suivi d’un printemps humide et assez froid, précéda les grandes chaleurs du premier été du dix-neuvième siècle. Ces chaleurs sèches débutèrent brusquement le 2 mai, s’interrompirent presque aussi brusquement le 9, et reprirent le 5 juin 1801. Elles devinrent très vives du 15 juillet au 19 août, le thermomètre s’étant soutenu généralement entre 25° et 36°. Leur maximum eut lieu le 18 août. Il marqua 35°5 à l’Observatoire royal, et, 37°6 à l’Observatoire de la marine. Ce n’est pas la plus grande chaleur notée à Paris dans le siècle dernier. Elle aurait été d’ailleurs surpassée suivant Cotte, par celle de 1802, qui égala 37°7.
    - L’année 1818 resta humide et tempérée jusqu’au 15 mai. Une chaleur sèche et vive se manifesta immédiatement après, avec un ciel presque toujours serein pendant le reste du printemps, les trois mois d’été et la première moitié de l’automne. On n’avait pas vu, de mémoire d’homme, une aussi longue série de beaux jours. A Paris, la chaleur marqua, au maximum, le 24 juillet, 34° 5.
    - Des chaleurs soutenues succédèrent brusquement, en 1822, aux violentes rafales avec des neiges et des averses, de la première moitié du printemps. Quelques orages suivis de pluies passagères interrompirent ces chaleurs. La moisson fut avancée de plus d’un mois, car on put récolter le blé le 25 juin. Le maximum de la chaleur de cette année, à Paris, arriva le 10 juin, et il égala 33°8.
    - L’hiver de 1833 à 1834 fut très doux et très clair, le printemps chaud et très sec. La chaleur augmenta dans le mois de mai 1834 et continua ainsi durant les mois de juin, de juillet et août. Elle se modéra sensiblement vers le 10 septembre. Cependant, on eut encore de grandes chaleurs dans le cours de ce mois, et même dans le mois d’octobre.
    L’influence de cette chaleur fit refleurir, au mois de septembre, la plupart des marronniers du jardin du Luxembourg, spécialement dans l’allée du Sud ou de l’Observatoire. Quelques lilas de ce jardin fournirent aussi de nouvelles fleurs. La température des saisons reproduisit exactement la chaleur soutenue de cette année, car elle surpassa de un a trois degrés la température moyenne d’une série de vingt-un ans. La chaleur moyenne de 1834 s’éleva aussi considérablement à Rouen, à Strasbourg et à Nantes. 

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