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  • 17 octobre 2009 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Les armistices de l'automne 1918 dans GUERRE 1914 - 1918 armisticeturquielepetitjournal01novembre1918-150x150armisticebulgariepetitjournal01octobre1918-150x150 dans PAGES D'HISTOIREarmisticeautrichelepetitparisien4novembre1918-150x150armisticeallemagnelepetitparisien12novembre1918-150x150signaturepaix-150x150

    Un armistice est un arrêt provisoire des hostilités, convenu entre des belligérants, mais il ne met pas pour autant fin à l’état juridique de guerre. Cet accord est signé par les représentants des gouvernements belligérants et contresigné par les autorités militaires.
    Ses dispositions doivent notamment empêcher la reprise des combats et servir de gage pour les futures négociations de paix. La guerre ne s’achève officiellement qu’avec la signature d’un traité de paix, que seuls les politiques négocient et signent.

    L’armistice du 11 novembre 1918 met fin aux combats entre l’Allemagne et les alliés, mais il avait été précédé par d’autres armistices conclus sur d’autres fronts.

     

     

    L’armistice de Salonique le 29 septembre 1918

    Les armées alliées, sous le commandement du général Franchet d’Esperey, avait lancé, mi-septembre 1918, une offensive audacieuse qui menaçait les arrières des forces bulgares. Ces derniers demandent alors l’armistice (le 26), qui est signé le 29 septembre à Salonique (avec les Français et les Anglais).
    Pour les Puissances centrales, c’est une catastrophe : tout leur flanc sud se trouve exposé, tandis que leurs liaisons terrestres avec l’Empire ottoman sont coupées. L’armistice de Salonique conditionne donc la fin de la guerre dans le reste de l’Europe.

    L’armistice de Moudros le 30 octobre 1918

    Depuis l’annonce de l’effondrement de la Bulgarie, les Turcs se savent perdus. Malgré les défaites accumulées en Syrie et en Irak, ils avaient jusque-là conservé l’espoir d’un retournement de situation. Mais désormais, les alliés peuvent pénétrer en Thrace orientale. Les Turcs  essaient donc de se libérer au plus vite de l’alliance austro-allemande et demandent un armistice séparé, en espérant une indulgence des alliés à leur égard.
    Ils demandent donc l’armistice début octobre 1918, mais les Anglais ne sont pas très pressés, et ce n’est que le 30 octobre que l’armistice est signé dans le port de Moudros, à bord d’un navire britannique.

    L’armistice de Villa Giusti le 3 novembre 1918

    La défaite de la Bulgarie menace particulièrement l’empire d’Autriche-Hongrie. La perspective de voir les armées franco-anglaises envahir le territoire de la double Monarchie entraîne des mouvements séparatistes, de la part des Polonais, des Slaves, des Tchèques et des Hongrois. En vain, l’empereur Charles 1er essaie de maintenir l’unité de son empire, proposant même une structure fédérale. Mais le président américain Wilson désapprouve cette évolution, considérant que les peuples doivent disposer d’eux-mêmes, y compris jusqu’à l’indépendance s’ils le veulent. C’est le signe de l’éclatement de l’Empire austro-hongrois.
    En même temps, le 24 octobre, les Italiens passent à l’attaque, à Vittorio-Veneto, sur la Piave. Les armées austro-hongroises, qui ne veulent plus se battre pour un État en déliquescence, reculent. L’armistice, envisagé dès la mi-septembre, demandé le 29, est signé avec les Italiens à Villa Giusti (près de Padoue) le 3 novembre 1918.

    L’armistice de Rethondes le 11 novembre 1918

    Depuis fin septembre 1918, le général Ludendorff demande à son gouvernement d’entreprendre des démarches en vue d’un armistice, qui permettrait de négocier une paix pas trop défavorable. Il s’agit, pour le haut commandement, de sauver l’Allemagne, avant qu’elle soit envahie ou gagnée par la révolution. En désaccord avec le gouvernement, il démissionne au mois d’octobre.
    Des troubles agitent la marine allemande. Des amiraux rêvent d’un « baroud d’honneur » contre la flotte britannique. Les marins, qui ne veulent pas sacrifier inutilement leur vie, et les ouvriers des arsenaux commencent à s’insurger à partir du 28 octobre. Un mouvement révolutionnaire s’étend bientôt à tout le pays, touchant en particulier Berlin et la Bavière. Le 9 novembre, le gouvernement démissionne, entraînant dans sa chute l’empereur.
    Les négociations ont commencé à Rethondes et l’armistice est signé le 11 novembre 1918 à 5h00 du matin, pour entrer en vigueur à 11 heures, pour une durée de 36 jours.

    Des conventions additionnelles portant prolongation de l’armistice ont été signées à Trèves le 13 décembre 1918 (durée d’un mois), puis le 16 janvier 1919 (durée d’un mois) et enfin, le 16 février 1919 (pour une période courte, sans date d’expiration).

    Le traité de paix a été signé le 28 juin 1919 à Versailles, lieu symbolique pour la France.

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