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  • Le caporal Emile Sapin dans GUERRE 1914 - 1918 articlejournalindependancebelge-150x150articlejournal-150x150 dans PAGES D'HISTOIREcartepostale-150x150

     

    Lorsque Guillaume II demanda à Albert Ier de Belgique la permission de traverser son royaume pour attaquer la France, il comptait sur une réponse affirmative. Une petite nation sans armée n’aurait pas la folle idée de lui résister.

    Le roi Albert et ses ministres virent à l’instant à quelle catastrophe ils s’exposaient : leurs villes prises et brûlées, leurs soldats massacrés, le sol de la patrie envahi et dévasté. Tous ces fléaux, on pourrait les éviter en livrant le passage à un envahisseur tout-puissant, qui passera même si on résiste. Mais pour sauver le pays de ce fléau, il faudrait perdre l’honneur, puisque la Belgique a donné sa parole et doit rester neutre.

    Le roi Albert et ses ministres n’hésitent pas : on perdra tout, mais on sauvera l’honneur. Et le peuple belge prend les armes pour résister à l’Allemand et lui barrer la route. Il a été foulé aux pieds et martyrisé; mais sa défaite est plus glorieuse que tous les triomphes de l’histoire, c’est la victoire de l’honneur.

     

    On ne saurait trop insister sur les merveilleuses prouesses du caporal Emile Sapin, héros parmi les héros, surgi de cette glorieuse armée belge qui montra aux Allemands qu’elle n’était en rien méprisable. Le nom d’Emile Sapin est digne d’entrer dans l’Histoire et d’être cité à jamais comme un admirable exemple de bravoure.

    Les glorieux faits d’armes de ce vaillant petit soldat parurent d’abord invraisemblables. Ils étaient vrais. Bien mieux, des renseignements complémentaires ont encore augmenté, si cela est possible, la grandeur de ces exploits.

    Sapin, a-t-on rapporté, tua à coups de fusil les quarante-deux servants et le commandant d’une batterie d’artillerie lourde allemande.C’était à Liège, près du fort de Loncin, au lendemain de l’ultimatum du kaiser au roi des Belges. Des shrapnells pleuvaient sur le régiment de Sapin et la position des canons ennemis qui lançaient les obus n’avait pu être repérée.

    Le colonel envoie Sapin et quatre hommes en reconnaissance. Ils parviennent sous la rafale de fer jusqu’aux ruines d’une maison bombardée. Un pan de mur est encore debout et près de ce mur s’élève un arbre. Sapin abrite ses hommes derrière le mur, grimpe à l’arbre et découvre la batterie allemande embusquée à cinquante mètres. En un instant, les officiers et vingt servants tombent sous les balles du bon tireur. Des servants restent encore. Ils l’aperçoivent et envoient un projectile dans l’arbre. Indemne, Sapin se laisse glisser sur le sol, grimpe lentement sur le mur et abat les derniers survivants de la batterie prussienne. Puis, avec ses hommes, il s’avance, attelle les chevaux et les avant-trains aux canons, et triomphalement rejoint son régiment une heure après, à côté de tout le matériel.

    Sa bravoure lui valut, outre la citation à l’ordre du jour de l’armée, la croix de Léopold.

    Depuis, Sapin a continué. Il fut à Haelen, à Louvain, à Matines, sur l’Yser enfin. Et partout, il abattit un nombre incalculable d’ennemis avec une précision splendide. On sait que, près de Louvain, il réussit en outre à capturer, avec six compagnons, quarante Prussiens, dont un officier, qu’il s’empara du drapeau d’un régiment de hussards dont il avait tué le colonel.

    L’armée était petite par le nombre, mais comme le disait à Nieuport le roi Albert 1er, le soldat belge est au-dessus de tout éloge et ses hauts faits l’ont grandi : les « Sapin » s’y comptaient par milliers.

    Extrait du livre de Thiéry Maurice Héroïsme français pendant la guerre 14-18 publié en 1921

     

     

    Nous lançons un appel à nos amis Belges (ou autres) qui lisent cet article. Nous aimerions obtenir de plus amples renseignements sur Emile Sapin : où est-il né ? Où est-il décédé ? Y a t-il en Belgique un endroit où il est honoré ?


    Nous n’avons pas même trouvé une photo de lui : une carte postale lui a été consacrée et deux journaux ont relaté ses faits de guerre ( L’Indépendance belge et l’Abeille de la Nouvelle-Orléans).


    Il serait tout de même triste qu’il soit resté dans un parfait anonymat après avoir eu les honneurs de la Belgique et de la France. Merci.


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