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    Jean-Jacques GRANDVILLE dans LORRAINS CELEBRES fleurani-150x150lithographie-150x150 dans LORRAINS CELEBRESgrandvilleleloupetlechien-150x150grandvillebuste-150x150

     

    Né le 15 septembre 1803 à Nancy (54), Jean Ignace Isidore Gérard, dit Jean Jacques Grandville, est un caricaturiste et l’un des illustrateurs les plus féconds du XIX siècle.

    Fils d’un peintre en miniature, il prend le nom de théâtre de ses grands-parents, qui avaient été comédiens de Stanislas. En 1825, il se rend à Paris et après des débuts difficiles, voit enfin des commandes arriver. Sa première réalisation d’importance a été un jeu de cartes divinatoires de 52 pièces publiées sous le titre de « La Sibylle des Salons ».

    Il se lance ensuite avec succès dans la lithographie, invention récente et alors en plein essor. Son œuvre publiée en 1828, « Les métamorphoses du jour » connaitra un succès prodigieux. Sous les traits d’animaux, Grandville s’est attaché à représenter les caractères et les défauts humains en y glissant malicieusement quelques traits politiques. Dès lors, il fut continuellement sollicité par les éditeurs et les directeurs des journaux satiriques.

     

    La politique tient une large place dans l’œuvre de Grandville mais la révolution de Juillet (1830) et les lois de septembre amènent la censure et un contrôle sévère de la presse.Il parvient à déjouer cette censure par un art du symbole et de l’allusion, de la métaphore et de l’allégorie. En 1832, il est sacré « roi de la caricature ». Mais les procès qui s’en suivent le découragent quelque peu.

    Aussi se consacre-t-il à l’illustration de classiques littéraires, d’autant que le livre illustré connaît alors un formidable essor. Il illustre les Fables de La Fontaine (1837), et les Fables de Florian (1840). Ses principales autres œuvres sont : Les Animaux peints par eux-mêmes (1841), Les petites misères de la vie humaine (1842), Un autre monde (1843), Cent proverbes (1844), Les Fleurs animées (1846), Les étoiles animées (1847).

    Mais en 1847, Grandville perd l’un de ses enfants, étouffé à côté de lui par un trop gros morceau de pain. Il ne s’en remettra jamais. L’obsession de la mort jaillit dans ses dernières œuvres, jusque dans leur graphisme.

    Jean-Jacques Grandville meurt le 17 mars 1847 à l’asile d’aliénés de Vanves : il a quarante quatre ans.

    En 1893, un monument dédié à Grandville, a été inauguré à Nancy. Il ne reste aujourd’hui que le buste dans le parc de la pépinière. Les bronzes représentant des scènes de la vie privée des animaux ont été enlevés par les Allemands pendant la guerre.

     

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