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    Louis BEST - L'As des As de l'infanterie française dans A NOS ANCIENS louisbest-150x150les5soldatsmedaillesfevrier1921-150x150 dans GUERRE 1914 - 1918devantsaferme-150x150maillylecampmars1919-150x150

     

    Né dans la commune de Rupt-aux-Nonnains (55) le 06 juillet 1879, d’un père alsacien qui n’aurait pour rien au monde renié la France de 1871, Louis Best quitte la culture de ses champs une première fois pour faire trois ans de service militaire en Algérie dans un régiment de zouaves.

    Quand sonne l’heure de la mobilisation en 1914, il part de nouveau et sert d’abord au 44e Territorial de Bar-le-Duc, dans lequel se trouvait André Maginot. Au cours d’une bataille acharnée, Louis Best n’hésite pas à se jeter, avec l’un de ses camarades, sous le feu des balles ennemies pour en tirer le politicien qui gisait entre deux tranchées.

    Incorporé au 330e Régiment d’Infanterie, le soldat Best devient très vite quasiment légendaire. Son héroïsme l’entraîne à mettre sa vie en péril. Il était volontaire jusque dans les missions les plus dangereuses. Rien ne le repoussait. La guerre lui laisse 3 blessures, dont une grave.

    Pour sa bravoure et son dévouement, Louis Best fut cité 13 fois (5 fois à l’ordre de l’armée, 8 fois à l’ordre du régiment). Il reçut la médaille militaire, ainsi que la croix de guerre et la croix de chevalier de la Légion d’Honneur sur le front. Il sera promu plus tard au rang d’officier de la Légion d’Honneur.

     

    A l’odeur des champs de bataille et des citations diverses, Louis Best préférait encore le parfum de sa terre. Quand il retrouve son village meusien, il retrouve par la même occasion sa place de commis de culture. Finies les missions périlleuses ; il redevenait le plus humble des cultivateurs, sachant conserver une modestie et une simplicité à toute épreuve, une profondeur de sentiments sans équivoque.

    Sans prétention, Louis Best était au nombre des 406 soldats et sous-officiers ayant reçu la Légion d’Honneur sur la front. Quelques mois plus tard, il fut choisi comme ayant été le meilleur, le plus grand, le plus courageux de tous les combattants. C’est en février 1921, que monsieur Millerand, alors président de la république, le maréchal Foch et le général Gouraud, sacrèrent Louis Best, comme étant « l’As des As de l’infanterie française ». Louis Best représentait le vrai Poilu, le Héros de 14, il était considéré comme étant le plus glorieux de tous.

    Malgré sa célébrité soudaine, le premier fantassin de france resta fidèle à sa petite commune, où ses anciens camarades du 330e R.I et son compagnon d’armes André Maginot, lui rendaient souvent visite.

     

    Quand survint la seconde guerre mondiale, Louis Best voulut reprendre du service, mais à Bar-le-Duc, on le trouva « trop vieux » (60 ans !). Qu’importe ! Il s’empara d’un fusil et partit en costume civil, suivi de son chien. Mais voilà qu’un régiment de Sénégalais devine en ce curieux « bonhomme », un parachutiste se dissimulant sous un curieux acoutrement. Arrêté, il doit la vie à un passage inopiné d’une compagnie de soldats français commandée par le capitaine Finot, un ancien officier de 14… Troupe providentielle ! Hélas, la compagnie fut capturée dans un village vosgien. Il réussit à s’évader (les conditions de son évasion demeurent énigmatiques), récupèra son vélo et regagna pratiquement sans encombres son village de Rupt-aux-Nonnains.

     

    Après la libération, Louis Best fut élu maire de sa commune et le resta pour ainsi dire jusqu’à sa mort survenue le 30 décembre 1951, des suites d’un accident de voiture.

    Célébrées le 2 janvier 1952 dans son petit village meusien, les obsèques du 1er Poilu furent simples, émouvantes et grandioses à la fois.

     

    Pour que le souvenir de ce héros demeure, la cité américaine de Bevaux, située à Verdun, a tenu à prendre le nom de Louis Best. Le 10 mai 1962, une stèle fut donc inaugurée en présence d’André Best, le fils unique du héros meusien : « Best in the Best » était-il écrit. Jeu de mots signifiant à la fois « Best parmi les meilleurs », et « le meilleur parmi les meilleurs ». L’ancienne cité américaine a pris à ce jour l’appellation « village Louis Best ».

    En novembre 1972, le maire de Rupt-aux-Nonnains, donna le nom de Louis Best, à la principale rue de la commune. Bel et juste hommage qui peut-être, empêchera les jeunes d’oublier, tout ce qu’ils doivent aux « Anciens »…

    Passant, si tu perds tes pas dans cette rue de ce petit village de la Meuse (343 habitants), souviens-toi…

     

    Article de La Revue Lorraine Populaire – Parution 1990

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