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    Nicolas Joseph CUGNOT dans LORRAINS CELEBRES nicolasjosephcugnot-150x150dessinfardier-150x150 dans LORRAINS CELEBRESfardierconservatoire-150x150monumentvoid-150x150

     

    Nicolas Joseph Cugnot, né à Void (55) le 26 février 1725 et décédé à Paris (75) le 2 octobre 1804, est un précurseur de l’automobile, mais l’inadaptation des routes de l’époque n’a pas pu assurer le succès à son invention.

    On ne sait pratiquement rien de son enfance, ni des études qu’il a pu faire. Il aurait fréquenté le collège du Breuil à Commercy et on le retrouve vers 1745, quand il contracte un engagement dans l’armée autrichienne, avec le titre d’ingénieur militaire. Il invente un fusil mis en service dans un régiment de Uhlans, pour le maréchal de Saxe.

    Il va ensuite à Bruxelles, alors situé dans les Pays-Bas autrichiens, et travaille pour le prince Charles-Alexandre, frère de François III, gouverneur génral des Pays-Bas. Pendant la guerre de 7 ans (1756-1763), l’Autriche est l’alliée de la France, et Nicolas Joseph Cugnot sejourne à nouveau en Autriche.

    En 1763, il vient enseigner l’art militaire à Paris et publie plusieurs ouvrages : Les éléments de l’art militaire ancien et moderne (1766), et Fortifications de campagne ou Traité de la construction, de la défense et de l’attaque des retrancheurs (1769). C’est à cette époque qu’il invente le fardier à feu ou fardier à vapeur, appelé aussi cabriot : il installe à l’avant d’un fardier, une chaudière dont la vapeur était injectée alternativement dans deux cylindres. Les pistons actionnaient, par un ingénieux système, l’unique roue avant du fardier qui pouvait aussi bien avancer que reculer. 

    Le premier modèle fut présenté au duc de Choiseul (François de Choiseul-Stainville), alors puissant ministre de la guerre, et au général ingenieur Gribeauval (Jean Baptiste Vaquette de Gribeauval), grand responsable de l’artillerie française.  Deux essais ont lieu en octobre et novembre 1769. Choiseul et Gribeauval sont interessés mais demandent un modèle plus puissant, capable de tracter les lourdes pièces d’artillerie. 

    Ce prototype est réalisé aux frais du royaume. Gribeauval ordonne à la fonderie de Strasbourg de couler et d’usiner les deux cylindres des pistons, l’ingénieur suisse Maritz ayant mis au point une nouvelle technique d’alésage. C’est la pièce à fabriquer qui tourne autour d’un outil fixe : le centrage est alors parfait, ce qui n’était pas souvent le cas auparavant. La forge et l’usinage des pièces de fer sont éxécutées à Paris par Brézin, le meilleur technicien de l’époque. Le montage se fait à l’arsenal de Paris.

    Avec le fardier, Nicolas Cugnot innovait sur plusieurs points : la propulsion mécanique d’un véhicule et l’usage de la haute pression. L’engin pouvait se déplacer à 1 mètre/seconde, mais n’avait qu’une autonomie de 20 minutes. Il fallait alors 20 autres minutes pour le réapprovisionner en eau et remettre la chaudière en pression.

    Malgré ses défauts, cette réalisation reste tout à fait extraordinaire, compte tenu des moyens et des techniques de l’époque. L’engin n’était qu’un prototype et des défauts auraient sans doute pu être corrigés. Mais Choiseul tombe en disgrâce et est exilé, sous l’influence d’un clan dirigé par la comtesse du Barry. Il est remplacé par un partisan de l’ancienne artillerie, très hostile à Gribeauval (lui aussi renvoyé en 1772).

    Les essais sont donc abandonnés et le fardier est stocké à l’arsenal de Paris, où il tombe rapidement dans l’oubli.

    Nicolas Joseph Cugnot donne alors des cours de mathématiques à l’arsenal de Paris. En 1778, il publie un nouvel ouvrage intitulé Nouvelle manière de construire les places. Il aurait eu alors des contacts avec le marquis de Montalembert, grand spécialiste de la fortification. On lui alloue une pension de 600 livres.

    La révolution le prive de sa pension et l’oblige à s’exiler à Bruxelles (ses fréquentations antérieures des Autrichiens et des cadres de l’ancien régime n’était pas la meilleure recommandation auprès des révolutionnaires).

    La Terreur passée, Nicolas Cugnot rentre en France et essaie d’intéresser le général Bonaparte à son invention, mais sans succès (expédition d’Egypte en 1798). Sa pension est tout de même portée à 1000 livres, ce qui l’a mis à l’abri du besoin jusqu’à sa mort.

    Le fardier, expérimenté en 1771, est aujourd’hui conservé au musée du CNAM

     

  • One Response à “Nicolas Joseph CUGNOT”

    • Jean-Marc Sixdeniers on 10 décembre 2014

      Bonjour,
      Je suis très intéressé par l’article sur le fardier de Cugnot, étant un descendant de Denis Brezin, le technicien ayant construit ce fardier, j’aimerai alors savoir qui est l’auteur de cet article, et quelles sont les sources utilisées.
      Bien cordialement

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