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    Le coquelicot : fleur symbole du Souvenir dans GUERRE 1914 - 1918 poppiesfield-150x150johnmccraeinuniformcirca1914-150x150 dans PAGES D'HISTOIREinflandersfields-150x150johnmccraegravewimereux-150x150cimetiereessexfarm-150x150

     

    Publié pour la première fois le 08 décembre 1915, dans la revue Punch en Angleterre, le poème « In Flanders Fields« a été écrit par le lieutenant-colonel John Mc Crae le 03 mai 1915, à Boezinge après la seconde bataille d’Ypres.

     

     

    Dans les champs des Flandres 

    Dans les champs des Flandres, les coquelicots ondulent 

    Entre les croix qui, rangée après rangée, 

    Signalent nos emplacements, et dans le ciel 

    Les alouettes volent et chantent encore bravement, 

    A peine audibles dans le bruit des canons. 

    Nous sommes morts. Il y a quelques jours nous vivions,

    Nous sentions la douceur de l’aube 

    Nous regardions l’embrasement du soleil couchant 

    Nous aimions et nous étions aimés. 

    Maintenant, nos corps sont étendus 

    Dans les champs des Flandres. 

    Poursuivez notre combat avec l’adversaire, 

    De nos mains défaillantes, nous vous tendons le flambeau 

    Afin qu’il soit vôtre et que vous le portiez bien haut. 

    Si vous manquez de parole envers nous qui mourons 

    Nous ne pourrons pas dormir, alors les coquelicots poussent

    Dans les champs des Flandres. 

     

     

    En quelques mois, ce poème allait devenir le symbole des sacrifices consentis par tous les combattants de la première guerre mondiale.

     

     

    En avril 1915, John McCrae se trouvait dans les tranchées d’Ypres (Flandres belges) qui furent le théâtre de combats sanglants de la première guerre mondiale. Il était chirurgien au sein de la première brigade de l’artillerie royale canadienne. Le 22 avril, pour la première fois, les Allemands utilisèrent contre les troupes alliées un gaz mortel à base de chlore (Les Allemands testèrent, sur ce même champ de bataille, en juillet 1917 le gaz moutarde).

    Malgré les effets du gaz, les soldats canadiens ont combattu sans relâche. John McCrae, responsable d’un poste médical situé dans un abri creusé sur les berges du canal de l’Yser, a soigné dans les tranchées des centaines de soldats blessés.

    Dans une lettre à sa mère, il écrivait au sujet de la bataille d’Ypres : « J’ai l’impression de vivre un cauchemar. Les combats sont horribles. Pendant 17 jours et 17 nuits, aucun d’entre nous n’a pu changer de vêtements, ni même enlever ses bottes. Pendant tout ce temps où je n’ai pas dormi, le bruit des fusils et des mitrailleuses n’a jamais cessé, si ce n’est que durant 60 secondes, avec comme toile de fond permanente, la vue des morts, des blessés, des mutilés et la terrible angoisse que la ligne cède ».

    Le 2 mai, le lieutenant Alexis Helmer, âgé de 22 ans, ami de John McCrae, tombait sous le feu de l’artillerie ennemie. Après avoir déposé ses restes dans une couverture, John McCrae conduit lui même le service funèbre de son ami. Alexis Helmer fut inhumé dans une tombe de fortune marquée d’une simple croix de bois, près d’autres tombes où des coquelicots sauvages fleurissaient déjà.

    Le lendemain, il écrivait ce poème, ces quelques vers qui expriment la crainte du soldat mort au champ d’honneur, d’être à jamais oublié.

    John Mc Crae, décédé le 28 janvier 1918 à l’hôpital militaire britannique de Wimereux des suites d’une pneumonie, est enterré au cimetière de Wimereux (62).

    Deux jours avant l’Armistice, Mme Moina Belle Michael, enseignante américaine de Géorgie,  lut le poème de John McCrae. Elle en fut profondément émue et, en réponse à John McCrae, composa son poème « We Shall Keep the Faith » et décida de porter un coquelicot durant toute l’année, en souvenir de ceux qui étaient morts à la guerre.

    Nous garderons le Souvenir

     

    Oh ! Vous qui dormez dans les champs des Flandres 

    Dormez bien – pour vous lever à nouveau ! 

    Nous avons repris le flambeau par vous brandi 

    Et le portant bien haut, nous gardons 

    La même conviction que tous ceux qui sont morts. 

     

    Nous aussi chérissons le rouge coquelicot 

    Qui pousse dans les champs où le courage régnait. 

    Il semble dire au ciel 

    Que le sang des héros est éternel. 

    Mais c’est le rouge éclatant

    Des fleurs qui s’épanouissent au-dessus des morts 

    Dans les champs des Flandres. 

     

    Et maintenant avec le flambeau et le coquelicot rouge 

    Que nous portons en l’honneur de nos morts, 

    Afin que vous ne soyez pas morts pour rien, 

    Nous transmettons le message que vous nous avez laissé 

    Dans les champs des Flandres. 

     

    En 1920, une Française, Madame Anna E. Guérin, rencontra Mme Moina Belle Michael aux États-Unis. Madame Guérin créa l’association «American and French Children’s League», pour vendre, à l’occasion de l’anniversaire de l’Armistice, des coquelicots en tissus faits à la main, afin de recueillir de l’argent pour aider les enfants des pays qui avaient été ravagés par la guerre en Europe.

     

    En 1921, le maréchal Douglas Haig, commandant des armées britanniques en France et en Belgique entendit parler de l’initiative de madame Guérin et encouragea l’organisation du British Poppy Day Appeal en vue d’amasser des fonds pour les anciens combattants « pauvres et invalides ». La même année, madame Guérin au cours d’un voyage au Canada, réussit à convaincre l’Association des Anciens Combattants de la Grande Guerre d’adopter le coquelicot comme symbole du souvenir servant à la collecte de fonds.

    Ainsi, le coquelicot artificiel continue de fleurir, à la mémoire des soldats du Canada, des pays du Commonwealth et des États-Unis qui sont morts à la guerre.

    Plus de 140 000 tombes du Commonwealth se trouvent encore au front et derrière le front d’Ypres, dont plus de 47 700 tombes anonymes. 220 000 à 240 000 soldats de l’empire britannique ont perdu la vie, In Flanders Fields, soit près du 1/3 des pertes britanniques pendant toute la première guere mondiale.

    « Dormez paisiblement« 

    Le poème de John McCrae est appris par des milliers d’enfants à l’école et il est récité tous les ans, lors des cérémonies du Souvenir, le 11 novembre au Canada et les pays du Commonwealth.

     

  • One Response à “Le coquelicot : fleur symbole du Souvenir”

    • KESTEMONT on 14 juin 2009

      Avec tous mes respects pour le travail fait sur John Mc Crae, mais il
      n’était pas major comme cité ,mais lieutenant-colonel comme mis sur sa tombe.
      Je m’excuse pour les fautes dans mon texte,mais je suis Flamand.
      Adjudant-Chef honoraire Kestemont

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