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     L’escadrille La Fayette dans GUERRE 1914 - 1918 linsignedelescadillelafayette-150x150escadrillelafayetteen1916-150x150 dans PAGES D'HISTOIREunedujournallaguerrearienne-150x150adjudantlufbery-150x150mmoriallammoiredelescadrille-150x150

     

     

    Alors que cela fait presque deux ans que la guerre fait rage en Europe, les Etats-Unis, en 1916, sont toujours dans une position de neutralité vis-à-vis des pays bélligérants.

    Dès le début de la guerre, en août 1914, malgré les relations étroites qui liaient son pays au Royaume-Uni, membre de l’Entente, le président des États-Unis, le démocrate Wilson, a proclamé la neutralité américaine.
    Cette neutralité s’inscrivait dans la tradition isolationniste énoncée dès 1823 dans la doctrine Monroë «L’Amérique aux Américains», doctrine qui faisait du continent américain tout entier une sorte de chasse gardée des États-Unis d’où devaient se retirer les Européens. Elle impliquait en même temps que la diplomatie américaine se désintéressait des affaires de la vieille Europe.

    En proclamant la neutralité des États-Unis, Wilson entendait ménager l’unité du peuple américain, en évitant de prendre parti dans un conflit qui suscitait des réactions contradictoires au sein des différentes communautés originaires des pays en guerre.
    Les communautés  britannique, russe, italienne, française étaient favorables à un engagement américain au côté de l’Entente, tandis que les communautés allemande et austro-hongroise y étaient hostiles, ainsi que la communauté irlandaise dont le ressentiment contre le Royaume-Uni restait très fort.


    Même si de nombreux Américains exprimaient leur sympathie plutôt à l’égard des pays de l’Entente, l’opinion publique américaine restait majoritairement favorable à la neutralité. De 1914 à 1916, la diplomatie américaine a tenté une médiation entre les pays belligérants.

    Ce n’est qu’au début de 1917, que deux événements font basculer les États-Unis dans la guerre au côté de l’Entente : la déclaration par l’Allemagne de la « guerre sous-marine à outrance », qui étendait la guerre sous-marine aux navires neutres commerçant avec l’Entente et achevait de compromettre la liberté des mers et l’interception par les services de renseignements britanniques d’un télégramme adressé par le ministre allemand des Affaires étrangères, Zimmermann, à son ambassadeur à Mexico, qui lui demandait de négocier une alliance avec le Mexique tournée contre les États-Unis.

    Les États-Unis ont d’abord rompu leurs relations diplomatiques avec l’Allemagne en février 1917, puis lui ont déclaré la guerre en avril, après le torpillage de cargos américains.

    Mais depuis le début du conflit, des volontaires américains combattaient aux côtés de la France en tant que pilotes. C’est le 18 avril 1916, que fut créée à Luxeuil-les-Bains, une escadrille regroupant des pilotes américains volontaires, et jusqu’à ce jour, dispersés dans les différentes escadrilles françaises. 

    Cette unité prit tout d’abord le nom d’escadrille n° 124. Si les pilotes étaient américains, le commandant d’unité, le capitaine Thénault, ainsi que les mécaniciens avion et les avions eux-mêmes étaient français.

    Engagée d’abord en Alsace, l’escadrille obtint sa première victoire le 18 mai 1916. Le 19 mai 1916, l’escadrille est envoyée à Bar le Duc pour prendre part à la bataille qui fait rage autour de Verdun. Elle livre 146 combats, obtient 13 victoires confirmées. Elle perd un pilote et trois autres sont blessés grièvement.

    Rapidement, se posa le problème de la dénomination de cette escadrille. L’appellation « escadrille américaine » couramment utilisée n’était pas très diplomatique, les Etats-Unis n’étant pas encore en guerre contre l’Allemagne. Finalement, c’est en décembre 1916, qu’est officiellement retenu le nom d’ « escadrille La Fayette » dont l’insigne serait la célèbre « tête de Sioux ». Ainsi étaient symbolisées l’amitié franco-américaine et l’origine des pilotes de l’unité.

    Déployée au-dessus de tous les théâtres d’opérations du front occidental, l’escadrille lutte avec bravoure et ardeur au-dessus des Flandres, de la Somme, de la Champagne, de l’Argonne, des Vosges. Elle est citée à l’ordre de l’armée le 15 août 1917.

    L’escadrille garda la même structure et le même encadrement français pendant toute l’année 1917, même après l’entrée en guerre des Etats-Unis qui ne possédaient ni pilotes ayant l’expérience de combat, ni avions de guerre. La France offrit alors aux Etats-Unis de muter, dans ses unités aériennes de combat, les pilotes de l’escadrille La Fayette. C’est ainsi que des pilotes furent versés dans des unités américaines, lesquelles furent équipées d’appareils… français (Nieuport XI, XVII ou Spad VII). L’escadrille elle-même fut transférée le 1er janvier 1918 au sein de l’armée américaine : l’escadrille Lafayette devint officiellement le 103rd Aero-squadron, première escadrille de la toute jeune aviation de chasse américaine.

    Le commandant Thenault, qui depuis 1916, était à la tête de l’escadrille, quitta celle-ci le 18 janvier 1918 et fut remplacé par un Américain, William Thaw.

    Le 11 novembre 1918, le bilan de l’escadrille et des pilotes américains s’élevait à 199 victoires officielles. Sur les 180 pilotes américains, 62 étaient tombés, dont 51 en combat aérien.

    Un comité a été créé en France en 1923, en mémoire de l’escadrille La Fayette, sous la présidence de Myron T. Herrick, avec la participation du commandant Thenault. Une souscription franco-américaine permit d’ériger le mémorial de Marnes la Coquette, qui fut inauguré le 4 juillet 1928, en présence du maréchal Foch, du ministre de la guerre Mr painlevé, du général Gouraud et de Paul Doumer alors président du sénat. Dans la crypte du mémorial, ont été inhumés la plupart des pilotes de l’escadrille La Fayette de la première guerre mondiale, à côté de leurs deux anciens commandants français, le général Brocard et le lieutenant-colonel Thenault.

    La fondation actuelle, « fondation du mémorial de l’escadrille La Fayette » a été crée en 1930 et une cérémonie, en mémoire des pilotes de l’escadrille, a lieu tous les ans, le dernier dimanche de mai, en présence des hautes autorités civiles et militaires, américaines et françaises. 

    Un film de Tony Bill a été réalisé en 2006 et relate les faits d’armes de l’escadrille Lafayette : « Flyboys ».

     

     

     

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