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  • 22 février 2009 - Par Au fil des mots et de l'histoire

     

    Des archéologues pour identifier 80.000 poilus anonymes dans GUERRE 1914 - 1918 articledejournal2-150x150

     

    Alain Fournier avait été exhumé à Saint-Rémy-la-Calonne par des archéologues il y a dix ans.
    Le conseil général souhaite systématiser cette démarche pour tous les Poilus.

    « Aujourd’hui, chaque famille aimerait retrouver le corps de son grand-père sur le champ de bataille de la Grande Guerre, comprendre comment il a été tué et dans le cadre de quelle bataille. Il y a actuellement chez les gens, un besoin de se réapproprier l’Histoire universelle à travers l’histoire familiale. »

    Serge Barcellini en est profondément conscient, lui qui dirige la mission histoire au conseil général et qui a pour ambition de relancer le tourisme de mémoire dans le département. Avec l’objectif d’organiser d’importantes festivités à l’occasion du centenaire de la Bataille de Verdun : « Il y a un exemple, un modèle sur lequel nous souhaiterions nous appuyer. C’est celui des recherches archéologiques qui ont été faites il y a dix ans pour retrouver le corps de l’écrivain Alain Fournier à Saint-Remy-la-Calonne sur le champ de bataille des Eparges. C’est pour cela que nous avons fait venir Frédéric Adam de l’Institut national de la recherche archéologique et préventive (INRAP). C’est lui qui avait dirigé les recherches pour retrouver les restes de l’auteur du Grand Meaulnes. Nous essayons de voir avec lui comment nous pourrions procéder pour nous rapprocher de spécialistes comme lui et du ministère de la Culture.» 

    En effet, aujourd’hui, la loi qui a été votée par le parlement en 1918 est formelle. Seuls les agents du ministère de la Défense (en l’occurrence, le service des anciens combattants à Metz) sont autorisés à exhumer les corps sur les champs de bataille : « En 1999, une exception avait été faite grâce à Jack Lang, le ministre de la Culture du gouvernement Jospin. En effet, on savait à 99% que le corps d’Alain Fournier était enterré à Saint-Rémy-la-Calonne. L’enjeu historique et le prestige de l’écrivain étaient considérables », rappelle Serge Barcellini.

    « Pour découvrir l’identité et l’histoire d’un soldat, on étudie le mobilier situé à proximité du corps, c’est-à-dire, la plaque d’identité du combattant, son paquetage, son uniforme, son armement, ses effets personnels et l’on retrouve sa nationalité, son nom, son histoire », précise Frédéric Adam qui, dernièrement, a opéré en 2005 sur le chantier du contournement d’Etain et a retrouvé une douzaine de corps de Poilus.

    L’archéologie est en effet systématiquement utilisée sur des sites historiques plus anciens sur lesquels on retrouve parfois des corps de Poilus. Mais hier, Serge Barcellini avait pris soin d’inviter sur les champs de Bataille verdunois, où 80.000 corps sont encore ensevelis, Bernard Koelsch, le responsable du bureau des Monuments historiques et des lieux de mémoire à la direction de la Mémoire du patrimoine et des archives au ministère de la Défense. L’objectif étant de convaincre les différentes parties concernées sur l’utilité d’un tel projet, susceptible de permettre aux familles de retrouver des racines qui paraissaient perdues à jamais.

    Extrait du journal « L’est Républicain » 29 janvier 2009

     

     

     

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